AU PROGRAMME

Cinéma éphémère au Refuge de Font-Turbat - 2168m

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marcheS, lectures, discussions sur l'herbe,
cinéma au refuge ou sous les étoiles et festin...

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Liberami

un film de Frederica Di Giacomo 2016 | Italie | 1h29
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mercredi 2 février
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​Une porte condamnée dans un appartement de Belgrade révèle l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente.
En 1946, les autorités yougoslaves ont nationalisé les propriétés : l’appartement des Turajlićs avait été jugé trop grand pour un seul ménage. Une partie leur avait donc été retirée et octroyée à une autre famille. Depuis la porte est restée fermée.
Combien de guerres peut contenir une vie ? Et de révolutions ? Que transmet-on à ses enfants ? Sous son casque de guerrière à cheveux blancs et lisses, derrière son éternelle clope au bec, Srbijanka Turajlić, la mère de la réalisatrice, raconte son parcours de révolutionnaire, son combat contre les fantômes qui hantent la Serbie, dix ans après la révolution démocratique et la chute de Slobodan Miloševic.
Un émouvant message de transmission d'un héritage politique entre deux générations.

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Vendredi 9 juillet

à partir de 15h

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L'invention du vide

Depuis la terrasse du refuge, avec des jumelles, on peut s’amuser à chercher les alpinistes ou à deviner les itinéraires de ces grandes classiques. Parce que si Font Turbat est un but en soi pour les uns, ce n’est qu’une étape avant celle du dessus pour d’autres : une bascule dans les vallées alentours par les cols ou la haute route, une arrête immense et aérienne, et même une des plus difficiles face-nord des Alpes.

Le refuge n’est pas une ancienne cabane de berger réhabilitée en dortoir; non, ici, il y a 99 ans, une cahute a été érigée pour contribuer à l’invention du vide.

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samedi 10 juillet

à partir de 14h

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Les frontières du parc

En montant à Font Turbat, au détour d’un viragenous traversons une frontière : nous entrons dans le Parc national des Ecrins. Ici, les interdits sont réels : ni chien, ni vélo, ni moteur, même les portables s’éteignent. Restent nos pieds, nos yeux, nos oreilles qui réapprennent que le silence n’est pas vide de bruits.

 

Mais comment définit-on ces frontières, ces interdits ? Quelle image de la nature traduisent-ils ? Pourquoi ici, l’activité pastorale est-elle partie intégrante du parc alors qu’ailleurs elle en est bannie ? Et nous que faisons nous là avec nos bâtons en kevlar ?

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dimanche 11 juillet

à partir de 14h

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Le murmure des ruines

En se plongeant dans le passé, on se plonge dans le silence des voix que l’on n’entend plus. Comment réussir à entendre les rires et les pleurs vieux d’un siècle ? Les ruines, les sentes, les écrits sont les derniers signes de cette vie. Parfois un écrivain ou un réalisateur sait faire revenir ces murmures à la surface, les prendre au vol et nous les donner à entendre.