AU PROGRAMME

Cinéma éphémère au Refuge de Font-Turbat - 2168m

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marcheS, lectures, discussions sur l'herbe,

cinéma au refuge ou sous les étoiles et festin...

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Jeudi 8 juillet

à partir de 15h

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Le mouton et les vernes

Font Turbat, c'est un immense alpage. Ici l'herbe a su prendre racine entre les cailloux, les éboulis, jusqu’à gagner sur le minéral. Chaque année et génération après génération, le combat n’est jamais gagné. Il est pour le végétal le fruit d’avancées, de stagnations ou de reculades. L’activité humaine qu'est l'élevage la renforce.

Le minéral et le végétal s’affrontent, tout comme les imaginaires sur ce qui fait l’alpage, sur le rôle des bergers, celui des éleveurs, et sur ce qui rend ces activités si difficiles et si magnifiques.

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Vendredi 9 juillet

à partir de 15h

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L'invention du vide

Depuis la terrasse du refuge, avec des jumelles, on peut s’amuser à chercher les alpinistes ou à deviner les itinéraires de ces grandes classiques. Parce que si Font Turbat est un but en soi pour les uns, ce n’est qu’une étape avant celle du dessus pour d’autres : une bascule dans les vallées alentours par les cols ou la haute route, une arrête immense et aérienne, et même une des plus difficiles face-nord des Alpes.

Le refuge n’est pas une ancienne cabane de berger réhabilitée en dortoir; non, ici, il y a 99 ans, une cahute a été érigée pour contribuer à l’invention du vide.

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samedi 10 juillet

à partir de 14h

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Les frontières du parc

En montant à Font Turbat, au détour d’un viragenous traversons une frontière : nous entrons dans le Parc national des Ecrins. Ici, les interdits sont réels : ni chien, ni vélo, ni moteur, même les portables s’éteignent. Restent nos pieds, nos yeux, nos oreilles qui réapprennent que le silence n’est pas vide de bruits.

 

Mais comment définit-on ces frontières, ces interdits ? Quelle image de la nature traduisent-ils ? Pourquoi ici, l’activité pastorale est-elle partie intégrante du parc alors qu’ailleurs elle en est bannie ? Et nous que faisons nous là avec nos bâtons en kevlar ?

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dimanche 11 juillet

à partir de 14h

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Le murmure des ruines

En se plongeant dans le passé, on se plonge dans le silence des voix que l’on n’entend plus. Comment réussir à entendre les rires et les pleurs vieux d’un siècle ? Les ruines, les sentes, les écrits sont les derniers signes de cette vie. Parfois un écrivain ou un réalisateur sait faire revenir ces murmures à la surface, les prendre au vol et nous les donner à entendre.